vendredi, 04 juillet 2008

LE MYSTERE DE RENNES LE CHATEAU (5)

Un rébus indéchiffrable

Tout comme les pierres tombales, les papiers retrouvés fourmillent d'erreurs, qui ne peuvent être que délibérées...
Gérard de Sède, un des chercheurs qui se sont penchés avec le plus de soin sur le secret de Rennes-le-Château, a soumis l'un de ces manuscrits à une analyse cryptographique. Après un travail de décodage compliqué, il a trouvé le texte suivant, qui est un peu décevant :

« Bergère, aucune tentation.
Pour Poussin, Teniers, détient la clé. Pax DCLXXXI. Par la Croix et ce cheval de Dieu, j'atteins ce démon gardien à midi. Pommes bleues.
»

Ce rébus bien complexe semble n’avoir aucun sens et les tentatives d’explication par Gérard de Sède sont vraiment tirées par les cheveux.

L’Asmodée

En s'intéressant au démon qui monte la garde, près de la porte de l'église de Rennes- le-Château, d'autres coïncidences nous attendent.

Cet Asmodée est surmonté de quatre anges, dont les pieds supportent la devise « Par ce signe, tu vaincras ». Traduite plus finement, cette devise affirme : « Par ce signe, tu te rendras maître de lui ».

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Quel signe font les anges? A première vue, ils se signent de la main droite. En les observant plus attentivement, on s'aperçoit que celui qui est le plus élevé a la main gauche sur sa poitrine, tandis que la droite touche sa tête: c'est le « signe d'Asmodée », celui qui ceint la tête de bouc des Baphomets que l'on trouve dans les rituels templiers, l'étoile à cinq pointes...
Dans la tradition, Asmodée est le gardien d’un trésor.

Un pentagramme géant ?

Ci-dessous, vous pouvez voir un pentagramme qui a été dessiné par certains spécialistes qui ont étudié ce mystère.
Chaque point de cette toile est marqué d’un monument caractéristique. La direction du château de Blanchefort est donnée par l’axe du soleil levant, le matin du jour de la fête de Marie-Madeleine, le 22 juillet.

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Entre le château de Blanchefort et le château des Templiers, il existe un angle de 36°. L'angle interne de l'étoile à cinq branches.
Avec une bonne carte d'état-major, on peut reconstituer les cinq pointes de cette étoile: le mont qui borde la source de Marie-Madeleine et qui porte deux menhirs à son sommet, la tour Magdala, les deux châteaux en ruines et un point non caractéristique de la carte. Il suffit de s'y promener pour apercevoir un remarquable rocher blanc.

Au centre de ce pentagramme, le petit mont de Coume-Sourde. En 1928, on y a déterré une tablette de pierre gravée qui portait clairement les éléments essentiels du pentagramme, l'abréviation P.S. Praecum (qui se retrouve sur une pierre tombale) et la phrase latine qui, traduite, se lit : « Au milieu de la ligne, là où M coupe la petite ligne ».
Pourquoi ce M ? Pour Marie-Madeleine ou pour Marie de Négri d'Albes, dont la pierre tombale porte tant de mystérieuses inscriptions ?

suite et fin vendredi prochain

jeudi, 03 juillet 2008

CREISSAN EN 1820

Lundi sur ce blog,sera mise en lien l'histoire de Creissan en 1820
Ce travail trés détaillé et trés instructif nous est adressé par Monsieur Jean-Charles Clerice,creissanais d'adoption qui prouve par ses recherches assez poussées,son attachement à notre charmante commune
Il est conseillé aux blogueurs de télécharger ce document,qui est unique et qui vous éclairera sur le passé de notre village


VEUILLEZ TROUVER CI-JOINT LE COMPTE RENDU DU CONSEIL MUNICIPAL DU 1ER JUILLET 2008

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vendredi, 27 juin 2008

LE MYSTERE DE RENNES LE CHATEAU (4)

Très vite, le pouvoir des Templiers et leur richesse irritent les puissants de ce monde. En 1307, le roi de France accuse les Templiers d'hérésie et confisque leurs biens. Les plus grands dignitaires de l'Ordre sont brûlés sur la place publique. Toutefois, une partie des trésors des Templiers parvient à échapper à Philippe IV le Bel et se perd dans la nature. Comme, plusieurs dizaines d'années auparavant, le trésor des cathares.

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La piste revient donc, une fois de plus, dans la région de Rennes-le-Château, où Bertrand de Blanchefort, premier grand maître des Templiers, avait une place forte. Le menorah, qu'il ait été ramené ici par les Wisigoths ou par les Templiers, qui l'auraient retrouvé à Jérusalem, serait un indice.

Le mystère des Bergers d’Arcadie

Les dépenses fastueuses et l’étrange comportement de l’abbé Saunière font rebondir ce mystère.
Pourquoi a-t-il essayé d'effacer les inscriptions de deux pierres tombales ?

Outre le monogramme identique à celui des manuscrits retrouvés dans la colonne wisigothe, une des dalles de pierre porte la célèbre devise latine Et in Arcadia ego « Je suis aussi en Arcadie ».
C'est une allusion aux fameux bergers d'Arcadie et elle sous-entend que, même dans le paradis des bergers grecs, la Mort reste présente.

Au cours de son premier voyage à Paris, l'abbé Saunière avait très longuement visité le Louvre et acheté trois reproductions de tableaux. Dont Les Bergers d Arcadie, de Nicolas Poussin, où un des personnages de la scène montre du doigt les mots gravés sur la surface du tombeau: Et in Arcadia ego.
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A une dizaine de kilomètres de Rennes-le-Château, sur un promontoire rocheux qui borde la route, on trouve le même type de tombeau. Le paysage du tableau de Poussin ressemble étrangement à celui du territoire de la paroisse d'Arques.

D’énigmatiques inscriptions

Quatre autres mots latins se trouvent sur la pierre tombale : Reddis, Regis, Cellis, Arcis. On peut les lire latéralement : Reddis Regis et Cellis Arcis, ou verticalement : Reddis Cellis et Regis Arcis. Le sens général de ce latin grossier est confus. Celui de chacun des mots est plus précis :

- Reddis, soit de Rhedea, le nom romain de Rennes ; soit « qui reste » ;
- Regis, « du roi » ;
-Cellis, soit « en un lieu caché » ; soit « dans un reliquaire » ;
- Arcis, « en lieu sûr, enfermé ».
Une araignée complète l'ensemble. En occitan local, l'araignée se prononce arenn. C'est peut-être une manière de dire « A Rennes»...

Curieusement, sur un tableau du Christ descendu de sa Croix, offert à l'église de Rennes par un descendant de Blanchefort, la couronne d'épines a la forme caractéristique d'une araignée.
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Pour rester dans l'étrange, il faut signaler que ce Blanchefort est un parent de la morte que recouvrait la pierre tombale grattée par l'abbé Saunière.

Qu’a voulu nous dire l’abbé Saunière ?

L'abbé Saunière a représenté certaines terres de Fleury dans un grand bas-relief de plâtre et de bois mis en place au-dessus du confessionnal au cours de la grande rénovation de l'église.

Sous ce bas-relief, un texte intrigue : Venez à moi, vous qui êtes accablés, je vous donnerai le repos ».

D'autres formules énigmatiques ont été découvertes dans l'inscription qui figure sous le portrait de Madeleine, fait par Béranger Saunière lui-même. Ce bas-relief nous montre Marie-Madeleine à genoux, les doigts croisés, le
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regard fixé sur une croix grossière. Près d'elle, un crâne humain et un livre ouvert.
Au-dessous, l'abbé Saunière a repris un verset extrait d'un des manuscrits de la colonne sculptée par les Wisigoths :

JÉSU. MEDÉLA. VULNÉRUM + SPES. UNA. POENITENTIUM. PER.
MAGDALENAE. LACRYMAS + PECCATA. NOSTRA. DILUAS.


Traduit rapidement, ce verset signifie " Jésus qui m'enlève ma peine, espoir du pécheur, par la grâce des larmes de Madeleine, enlève-nous nos péchés ». En attirant l'attention sur les accents irréguliers portés sur certaines lettres, et qui ne pouvaient pas exister en latin, Gérard de Sède a noté quatre syllabes, chargées selon lui d'une double signification

- JE : pour jais ». Une mine de jais, abandonnée, existe dans les environs de Rennes.
- DE: pour « dé ». On trouve une pierre en forme de dé près de Rennes.
- NE: pour « nez ». A Peyrolles, non loin de Rennes, un rocher caractéristique a cette forme.
- NI : pour « nid ». Le pic Bugarah, le point le plus élevé de la région, est connu sous le nom de « nid d'aigle ».

Mais tous ces sites ont-ils un lien avec l'étrange fortune de l'abbé Saunière ? On peut en douter, tout en trouvant étrange une telle coïncidence

A SUIVRE